Le survêtement est au sportswear ce que la robe est à la Fashion Week : un véritable symbole culturel empreint d’une dimension indémodable. Ce n’est pas Lacoste qui me contredira. La marque au crocodile l’assume à présent pleinement. Et s’il est vrai que l’on peut porter des sneakers avec n’importe quel vêtement, il est d’autant plus simple de les matcher avec ce que nous appelons aussi communément un jogging. Le survêtement reste en outre incontournable. Synonyme de confort, il peut également s’ériger comme un vecteur de style, à condition de bien le porter et, avant toute chose, de bien le choisir. Sa simplicité fonctionnelle n’a donc d’égale que la complexité rencontrée pour le matcher efficacement. Une difficulté paradoxale que je vais tenter de lever dans ce nouveau guide stylistique.
L’histoire du survêtement
Il convient tout d’abord de revenir sur l’histoire du survêtement. Tout comme les sneakers, il était initialement destiné aux sportifs. Les athlètes américains furent parmi les premiers à l’endosser lors des Jeux Olympiques de Berlin, en 1936. Les supporters les envirent ! Mais à l’époque, le sport est quelque peu embourgeoisé. Le raffinement primant de fait sur le confort permit au traditionnel costume trois pièces de maintenir le jogging à distance. En 1939, Le Coq Sportif prend les devants des autres équipementiers en l’ajoutant malgré tout à son catalogue. Nous étions toutefois loin du survêtement tel que nous le connaissons aujourd’hui. Il s’agissait davantage d’une alternative entre ce dernier et le costume. D’ailleurs, il fût appelé « costume du dimanche ».
Malheureusement pour le fabricant français, la Seconde Guerre mondiale entrava son succès espéré.
C’est finalement dans les années 1960 que le survêtement fut consacré. Il commença effectivement à être porté hors du cadre sportif. Puis, grâce à l’essor du fitness lors de la décennie suivante et la signature du partenariat entre adidas et le groupe de rap Run-DMC en 1986, il s’imposa définitivement dans la rue.
L’histoire du survêtement n’a désormais plus de secret pour vous. Enfin, presque. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à consulter cet excellent article de France Culture.
Comment choisir son survêtement ?
Bien, revenons-en maintenant à la première des deux parties de ce guide qui vous intéresse sans doute le plus : comment choisir son survêtement ?
Retenez de prime abord que le meilleur survêtement est et restera celui qui vous fera sentir bien dans vos baskets.
Je peux néanmoins vous aider dans votre choix si vous ne savez pas par où commencer.
Le plus important à mon sens est la matière. Personnellement, j’ai beaucoup de mal avec le synthétique que je trouve à la fois désagréable au toucher et trop fragile, d’autant plus pour son prix pas toujours justifié. Le meilleur survêtement est par conséquent pour moi celui en coton. Mais le choix de la matière dépend de l’utilisation. Le synthétique n’est pas seulement plus léger. Il est aussi plus souple et respirant pour favoriser l’effort. De ce fait, il est plus approprié pour la pratique que pour chiller.

Se pose ensuite la question de la coupe. Là encore, il y en a pour tous les goûts. En ce qui me concerne, j’ai un faible pour les modèles droits, ou regulars. Ils sont amples sans être non plus trop larges avec des ajustements au niveau des poignets, pour les vestes et les hoodies, et des chevilles, pour les pantalons. Ces qualités font du survêtement droit un parfait compromis entre les slim et les baggy. Demandez-vous ici comment vous aimez porter vos vêtements. Êtes-vous davantage à l’aise lorsqu’ils sont près du corps ou au contraire lâches ? Peut-être un juste milieu ? Bien sûr, la coupe influe directement le style. Par exemple, les survêtements slim reflètent un certain penchant footballistique tandis que les pièces larges type baggy sont légion sur les terrains de basketball, notamment.
Quid de la marque ? J’en ai cité quelques-unes précédemment. Aux côtés des pionnières, de « nouvelles » s’invitent régulièrement sur le marché en lui insufflant parfois un vrai vent de fraicheur. Le survêtement Project x Paris s’est ainsi imposé récemment comme une pièce maîtresse du dressing urban-chill. La griffe parisienne a su convaincre grâce à son offre hétéroclite. Au programme : des modèles classiques et accessibles d’un côté, et des pièces techniques fondamentalement fonctionnelles de l’autre. La conformité côtoie en ce sens l’audace pour mieux gagner les cœurs. Si vous n’avez pas encore pris le temps de découvrir l’univers singulier de PXP, je ne peux que vous recommander d’aller faire un tour sur son site officiel. Aussi, sachez que Project X Paris dispose de plusieurs boutiques outlet en France. Ce pourrait être l’occasion de vous faire plaisir avec un survêtement de qualité à prix cassé.
Comment porter son survêtement ?
Quel que soit son prix, ce survêtement, il faudra ensuite veiller à bien le porter. Un seul et bon conseil : assumez votre look, en toute décontraction. N’écoutez surtout pas feu Karl Lagerfield qui assurait que « vous avez perdu le contrôle de votre vie » si vous sortez en jogging. A moins d’être coach sportif ou professeur de sport, vous le garderez évidemment au chaud pour le soir et le week-end. Mais pas uniquement pour chiller à la maison ou juste sortir les poubelles. Le survêtement a vocation à vous offrir un niveau de confort d’autant plus appréciable si vous en profitez en pleine conscience. Soyez-vous-même, avec des sneakers propres, et vous verrez que tout se passera bien.