PUMA Blaze of Glory OG, 1993
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PUMA Blaze of Glory, retour sur l’origine d’un succès inattendu
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Si vous pensez immédiatement à la Suede ou à sa « petite sœur », la Clyde, dès que le doux nom de PUMA est évoqué, rassurez-vous, c’est tout à fait normal. Il s’agit indiscutablement du modèle le plus populaire de la marque au félin, et sûrement aussi le plus emblématique. Cependant, elle est loin d’être sa seule réussite. Pour parvenir à tirer son épingle du jeu sur un marché des baskets ô combien concurrentiel, l’équipementier allemand a effectivement pu s’appuyer sur de nombreuses autres références qui ont marqué autant sa propre histoire que celle du sport. Parmi celles-ci se trouve la Blaze of Glory, une silhouette au design et à l’utilisation énigmatiques qui reste un mythe de PUMA.

Toujours commercialisée aujourd’hui, la Blaze of Glory est née en 1993, à l’heure où tous les fabricants de chaussures de sport avaient les yeux tournés vers le running.

Le feu de la gloire de PUMA

On s’accorde ainsi à penser que c’est bel et bien pour la course à pied qu’elle a été créée, bien que sa ligne à la fois imposante et moderne présente des traits plus proches de ceux qui caractérisaient les chaussures de basketball phares de l’époque. Par ailleurs, la Blaze of Glory fut équipée dès son lancement de la technologie Trinomic, un système développé en 1989 par PUMA pour offrir aux coureurs un meilleur amorti, davantage de flexibilité et une stabilité renforcée. Comme on dit, il y a des signes qui ne trompent pas. La présence de cette innovation majeure de l’histoire de PUMA en est un sacré.

Tiens donc, cette particularité ne vous rappelle rien ? Même pas une certaine Huarache imaginée à peine deux ans plus tôt par Tinker Hatfield ?

PUMA Blaze of Glory OG, 1993Tout comme la Nike Huarache, la PUMA Blaze of Glory mixe en effet un design moderne, dénué de toute référence à son équipementier, avec un concentré de caractéristiques techniques associées dans l’unique but de gagner en performance. Pour rivaliser avec la technologie Air de Nike, PUMA a donc opté pour une semelle intermédiaire Trinomic. Sur sa tige, on ne retrouve pas de néoprène, mais plusieurs superpositions de mesh et de cuir que les designers ont pris soin de perforer, à l’arrière du pied autant que sur le devant, pour optimiser l’aération pendant toute la durée de l’effort. Après ça, qui pourrait encore affirmer que la basket de PUMA n’était pas taillée pour les pistes ?

Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce n’est pas forcément pour cela que les premiers fans de la Blaze of Glory l’ont encore en mémoire. En plus de toutes ses innovations, la silhouette de 1993 a marqué toute une génération par son système de laçage inédit composé d’empiècements de renfort. Greffés sur la tige comme un exosquelette, ceux-ci absorbaient la pression généralement exercée sur le pied lors de l’attache des lacets tout en permettant à la tige de mieux en épouser la forme. Une vraie révolution qui donnera naissance dans la foulée à la Disc Blaze et que beaucoup tenteront d’imiter, à l’image de Nike, qui ajouta dans cette optique une « cage » en plastique sur ses premières Presto.

La Blaze of Glory face à la Disc Blaze

La PUMA Blaze of Glory connaîtra un succès aussi incontestable qu’éphémère. Après avoir disparu des radars entre la fin des années 90 et le début des années 2000, elle reviendra sur le devant de la scène en 2007 dans le cadre d’une collaboration très remarquée avec Sneaker Freaker. Ce sont d’ailleurs les deux coloris imaginés par le célèbre magazine, baptisés « Great White » et « Shark Bait », qui feront entrer la basket au panthéon des sneakers. Par la suite, PUMA multipliera les colorways, via des collaborations plus prestigieuses les unes que les autres, à l’image de la version « Gray Violet » signée ALIFE.

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