One Piece x Nike Air Max Plus : trois TN inspirées des Fruits du Démon
One Piece s’attaque à une icône de la street culture. Pour leur première collaboration, Nike et l’univers imaginé par Eiichiro Oda ont choisi la Air Max Plus, plus connue chez nous sous son surnom de TN. Et plutôt que d’accumuler les portraits de personnages et les références évidentes au manga, la marque au Swoosh est allée chercher son inspiration du côté des Fruits du Démon.
Trois ont été retenus : le Gomu Gomu no Mi de Luffy, le Mera Mera no Mi associé à Ace puis Sabo et le Ope Ope no Mi de Trafalgar Law.
Sur le papier, le rapprochement peut sembler évident. Mais ne vous y trompez pas : le projet va heureusement plus loin que trois nouveaux coloris. L’empeigne a été entièrement repensée autour de leur identité visuelle.

Nike x One Piece : quand les Fruits du Démon transforment la TN
Avant même de montrer les chaussures, Nike avait pris soin de semer un premier indice au Japon. Début août, un imposant Ponéglyphe est apparu à Harajuku, à Tokyo. En scannant cette mystérieuse stèle, les visiteurs pouvaient découvrir le Gomu Gomu no Mi à l’intérieur. Le ton était donné.
Ces fameux fruits servent de fil rouge au projet. Dans One Piece, leur consommation confère des pouvoirs surnaturels, avec une sérieuse contrepartie : leurs détenteurs perdent leur capacité à nager.
Si vous connaissez bien la Air Max Plus, vous savez que toucher à son empeigne n’a rien d’anodin. Depuis 1998, la création de Sean McDowell est indissociable de cet exosquelette en TPU dont les ondulations reproduisent le mouvement des palmiers qu’il avait observés lors d’un séjour en Floride. Je vous raconte d’ailleurs toute cette histoire dans mon guide consacré à la Nike TN.

C’est précisément là que cette rencontre avec One Piece devient intéressante à mes yeux. Il ne s’agit pas simplement de piocher trois palettes de couleurs dans le manga pour les appliquer à une sneaker existante. L’empeigne accueille désormais les formes tourbillonnantes caractéristiques des Fruits du Démon, intégrées au dessin imaginé par Sean McDowell.
Le rapprochement fonctionne d’autant mieux que la TN n’a jamais fait dans la discrétion. Dégradés appuyés, cage ondulée, petit Swoosh étiré sur les panneaux latéraux, logo Tuned Air : elle possédait déjà une identité suffisamment forte pour supporter un traitement aussi exubérant sans disparaître derrière la licence One Piece.
Et c’est probablement ce que j’apprécie le plus ici. Au premier regard, ces trois sneakers restent des TN. Au second, quelque chose a clairement changé.
Trois Nike Air Max Plus, trois Fruits du Démon
Toutes partagent le même principe créatif, mais évitent heureusement le copier-coller. Chacune développe une personnalité suffisamment marquée pour exister indépendamment du reste du pack.
Air Max Plus “Gomu Gomu” : Luffy ouvre le bal
Difficile d’imaginer ce trio sans réserver une place de choix à Luffy. Le Gomu Gomu no Mi transforme son corps en caoutchouc, lui permettant de s’étirer, de se tordre ou de rebondir. Une élasticité devenue indissociable de certaines de ses techniques les plus reconnaissables.


La Air Max Plus “Gomu Gomu” (IR0968-500) associe les teintes Space Purple, Atomic Green et Purple Venom. Le violet domine, réveillé par un vert beaucoup plus vif qui fait directement écho à l’apparence du fruit.
Mais regarder uniquement les couleurs serait passer à côté de l’essentiel.
Des spirales bouleversent la construction habituelle de l’upper. Là où la cage en TPU accompagne traditionnellement les courbes de la TN, elle se fond ici dans des formes beaucoup plus organiques. L’effet fonctionne d’autant mieux que ces ondulations semblent s’étirer et se déformer autour du pied, comme un écho à son élasticité hors norme.
Et franchement, le résultat est plutôt réussi. On reconnaît immédiatement la silhouette de 1998, tandis que le clin d’œil au personnage passe sans avoir besoin d’afficher son visage sur la paire.
Air Max Plus “Mera Mera” : la TN monte en température
Avec la “Mera Mera”, changement d’ambiance. Contrairement aux deux autres fruits retenus, le Mera Mera no Mi appartient à la famille des Logia. Il permet à son détenteur de créer et contrôler le feu, mais aussi de transformer son propre corps en cet élément.
D’abord détenu par Portgas D. Ace, ce pouvoir est ensuite récupéré par Sabo.


La Air Max Plus “Mera Mera” (IW1283-800) superpose Brilliant Orange, Kumquat et Vibrant Yellow, avec des touches de Healing Jade qui cassent cette dominante incandescente.
De tout le pack, c’est probablement celle qui exploite le plus naturellement l’ADN historique du modèle. Dès ses coloris OG de 1998, la TN s’est distinguée par des dégradés spectaculaires inspirés des couchers de soleil de Floride. Près de trente ans plus tard, cette façon de faire évoluer les couleurs sur la tige reste l’un de ses terrains d’expression privilégiés.
Le Mera Mera no Mi semble presque taillé sur mesure pour elle.
Les motifs qui recouvrent sa partie supérieure apportent suffisamment de mouvement pour éviter de tomber dans une simple déclinaison orange. C’est aussi celle dont l’inspiration me paraît la plus évidente : même sans maîtriser One Piece sur le bout des doigts, difficile de passer à côté de la référence au feu.
Air Max Plus “Ope Ope” : la plus complexe du trio ?
Changement de registre pour la dernière paire, inspirée du Ope Ope no Mi de Trafalgar D. Water Law.
Son pouvoir est nettement moins évident à traduire visuellement. Law peut créer autour de lui une zone sphérique baptisée “Room”, à l’intérieur de laquelle il manipule les personnes et les objets. Il peut les déplacer ou les séparer sans les blesser. Une sorte de bloc opératoire surnaturel, jusque dans le nom du fruit puisque “Ope” renvoie à l’idée d’opération.


La Air Max Plus “Ope Ope” (IW1282-600) combine Very Berry, Green Quartz et Sport Red. Un color blocking particulièrement contrasté, où rouge, violet et vert se rencontrent sur une tige dont le traitement assure la continuité avec les deux autres sneakers.
À mes yeux, c’est la proposition la moins immédiate du trio. Et finalement, tant mieux.
Là où la “Mera Mera” joue franchement la carte du feu, la “Ope Ope” demande davantage d’attention. Son pouvoir étant plus abstrait que ceux associés aux deux autres fruits, il est assez logique que son design soit moins littéral.
Elle illustre aussi particulièrement bien la liberté prise avec les codes de la TN. Les lignes historiques de Sean McDowell restent perceptibles, mais semblent presque absorbées par ce nouveau traitement graphique.
La collaboration One Piece x Nike ne s’arrête pas aux TN
Les Air Max Plus sont les stars du projet, mais des vêtements et accessoires complètent le lancement.
Maillots et casquettes puisent dans les archives de la silhouette, tandis que plusieurs t-shirts reprennent des illustrations du manga en les faisant dialoguer avec l’esthétique d’anciennes publicités Nike.
Le Jolly Roger dessiné par Luffy apparaît lui aussi sur certaines pièces. Plus inattendu, un gilet fait référence à la faiblesse face à l’eau de ceux qui ont mangé un Fruit du Démon.
Quand sortent les One Piece x Nike Air Max Plus ?
Si l’une des trois TN vous fait déjà de l’œil, retenez surtout que leur lancement sera progressif.
Les festivités débutent au Japon avec un pop-up organisé à Tokyo du 4 au 6 septembre 2026. La “Mera Mera” doit ensuite connaître une première distribution à partir du 12 septembre sur plusieurs marchés, principalement en Asie ainsi qu’au Mexique.
La “Ope Ope” arrivera le 19 septembre chez une sélection de revendeurs en Europe et aux États-Unis. Pour le Vieux Continent, Nike cite Patta à Amsterdam, Afew à Düsseldorf, Offspring à Londres, Footdistrict à Madrid, One Block Down à Milan ou encore SNS à Stockholm.
Le 25 septembre constituera ensuite la principale date à surveiller sur SNKRS, avec une disponibilité qui variera selon les modèles et les marchés.
Côté tarif, les trois One Piece x Nike Air Max Plus SP sont annoncées à 190€ en Europe.
Reste maintenant à choisir son Fruit du Démon. Personnellement, la “Mera Mera” reste celle qui me paraît la plus fidèle à tout ce qui fait la force visuelle de la TN. Mais au-delà de ma préférence, c’est surtout la manière dont Nike a travaillé la Air Max Plus qui me convainc. Plutôt que d’en faire une simple toile pour multiplier les clins d’œil au manga, la firme de Beaverton a osé toucher à l’un de ses signes distinctifs. Une façon bien plus intéressante de faire entrer One Piece dans l’univers de Sean McDowell.




