Nike VaporMax

Si Nike est parvenu à s’imposer comme le premier équipementier mondial face à des concurrents qui avaient pourtant plus d’ancienneté que lui, c’est notamment parce qu’il a immédiatement misé sur la recherche et le développement. Dès son lancement, la marque au Swoosh a ainsi pu faire la différence avec la Cortez, une chaussure de course conçue par Bill Bowerman, l’un de ses deux fondateurs.

Aujourd’hui, lorsque l’on évoque la capacité d’innovation de Nike, on pense immédiatement aux différents modèles de la gamme Air Max. Révolution tant sur le plan technique que visuel, la Air Max est l’exemple même de la volonté du groupe américain d’offrir ce qu’il y a de meilleur aux athlètes, et plus particulièrement aux coureurs. Une volonté intarissable depuis l’introduction de la Air Max 1 en 1987 jusqu’à la toute dernière version en date : la Nike VaporMax.

Nike VaporMax

Dévoilée au mois de mars 2016 mais sortie il y a à peine quelques semaines, la VaporMax est un concentré de technologies enveloppées dans un design moderne qui s’inscrit néanmoins dans la continuité de celui des chaussures de course classiques de Nike.

Pour comprendre l’origine de ce design, il faut remonter aux prémices de la gamme Air Max, autrement dit, dans les années 1980.

Comme expliqué dans ce focus historique, la marque américaine était à cette époque en train de céder du terrain à ses concurrents sur le marché du running. Pour se relancer, elle fera appel en 1985 au designer Tinker Hatfield. Embauché initialement en tant qu’architecte d’intérieur, celui-ci va s’appuyer sur son expérience de l’architecture pour exploiter au maximum la technologie Air dans une semelle visuellement inspirée du Centre Pompidou, à Paris. C’est en effet en passant devant l’édifice parisien dont la façade laisse apparaître sa structure que lui est venue l’idée d’en faire de même avec le coussin d’air de ses chaussures.

Au fil des versions qui vont se succéder à partir de la Air Max 1, le système d’amorti Air va occuper de plus en plus de place dans des semelles dotées d’une ouverture de plus en plus grande. La VaporMax ne déroge pas à la règle. Elle est au contraire l’aboutissement de ce projet fou amorcé il y a maintenant plus de 30 ans par Tinker Hatfield. Sa semelle est effectivement composée intégralement d’air. Elle se rapproche donc d’avantage de la Air Max 97 que des autres versions. Mais à la différence de celles-ci, les unités d’air de la VaporMax sont séparées dans des « compartiments » distincts pour n’offrir un amorti performant que là où il est essentiel. Nike appelle ces compartiments des « ergots », en référence aux éperons présents sur les pattes des oiseaux.

La technologie Nike VaporMax en détail

Imaginés par Zachary Elder, ces ergots ont nécessité d’importants travaux de recherche et développement qui ont duré pas moins de 3 ans. Leur conception a en effet représenté un véritable défi pour permettre cette compression qui assure à la VaporMax une qualité d’amorti inégalée. Un défi d’autant plus important qu’ils sont reliés directement à l’empeigne, sans semelle intermédiaire. « Lorsque vous levez le pied, la pression est libérée ce qui crée un amorti encore plus dynamique. » explique le designer. Au total, il a fallu 7 ans à Elder et Tom Minami pour achever la création de celle que l’on considère légitimement comme la basket la plus innovante de Nike.

Avec une tige en Flyknit équipée du système du maintien du pied Flywire, relié aux lacets, la VaporMax permet de redécouvrir tout le potentiel de la technologie Air. Elle est déjà disponible dans plusieurs coloris, dont un blanc et un noir issus d’une collaboration avec Comme des Garçons, et s’annonce comme l’un des gros succès de Nike de cette année 2017.

Source : news.nike.com

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